lundi, février 20, 2017

"When you love someone you have to be careful with it, you might never get it again."

Avec un casting prestigieux et un scénario bien vénéneux comme il faut, Tom Ford signe un second long métrage brillant.



Susan Morrow est galeriste d'art. Malgré une opulente villa et un travail qui la passionne (ou la torture c'est selon), elle est délaissée par son golden boy de mari Hutton. Encore hantée par son premier mariage avorté, elle reçoit un exemplaire du roman écrit par son premier mari Edward. Elle se replonge alors dans son passé...
Je préfère être honnête dès le début, je n'ai pas vu "A Single Man" (shame on me je sais, je vais faire en sorte de combler cette lacune au plus vite) donc le style Tom Ford m'était encore inconnu (sauf en matière en mode, là pas de problème^^). Car on peut définitivement parler de style pour décrire sa manière d'aborder la réalisation dans laquelle, ici, s'entremêlent la réalité et la fiction. Le personnage d'Amy Adams (excellente actrice qui sait offrir une performance singulière à chacun de ses rôles et, de plus, sublime dans celui-ci), Susan, évolue dans une Los Angeles somptueuse et fourmillante d'artistes tandis que les protagonistes du roman dans lequel elle s'est plongée (est-il réellement utile de préciser une fois de plus que Jake Gyllenhaal est épatant?) côtoient un paysage texan poisseux, désert et menaçant. De prime abord, tout oppose les deux récits mais les apparences sont trompeuses et Susan va vite peiner à continuer sa lecture tant elle lui rappelle son passé. A la fois thriller obsédant et drame subtil, "Noctural Animals" s'impose immanquablement comme un film qui interpelle et laisse songeur, une mise en abyme troublante. 


"Noctural Animals" de Tom Ford, sorti le 4 janvier 2017. 1h57min. Avec Amy Adams, Jake Gyllenhaal, Michael Shannon, Aaron Taylor-Johnson, Armie Hammer, Michael Sheen,...



-A.

samedi, février 18, 2017


"I want them to see what they have done to Jack."

L'histoire des Etats-Unis se prête facilement à l'exercice filmique tant elle regorge d'histoires incroyables, aucun scénario même le plus ingénieux soit-il ne peut lutter face à tant de rebondissements, eux, bien réels. Le dernier épisode en date qui a eu droit à son long-métrage n'est autre que l'un des plus inoubliables...



22 novembre 1963, Dallas. Le Président John Fitzgerald Kennedy est assassiné lors de son cortège en décapotable dans la ville texane. Blessé mortellement et lové sur les genoux de sa femme qui a caressé le fol espoir de le sauver en lui protégeant la tête, il est conduit à l'hôpital le plus proche. Dès lors, Jacqueline doit faire face à un véritable cauchemar, sous les yeux avides de la presse et du monde entier...
Malgré une narration déstructurée un peu surprenante mais néanmoins efficace, le sobrement intitulé "Jackie" ne peut laisser indifférent. Natalie Portman n'étant pas particulièrement une actrice que j'affectionne, j'ai cette fois-ci adoré son interprétation. Avec beaucoup de délicatesse et de pertinence, sa performance est d'une justesse telle que l'on oublie totalement l'actrice au profit du rôle (l'Oscar de la meilleure interprétation féminine en vue?). La mise en scène est, de plus, très subtile et a écarté tout voyeurisme mal placé mais dans lequel il aurait été pourtant facile de tomber. Un film honnête et poignant.


"Jackie" de Pablo Larraín, sorti le 1er février 2017. Avec Natalie Portman, Peter Sarsgaard, Greta Gerwig, Billy Crudup,...




-A.

vendredi, février 17, 2017

Who put the body in the bayou, who left the tracks on the road?

Découverts sur Soundcloud (ah le bon temps) quelques mois avant la sortie de leur Disgraceland en 2014, The Orwells m'avaient tapé dans l’œil grâce à leur son saturé et diablement entêtant. Cette année, ils livrent un troisième album au titre pertinent: Terrible Human Beings. Et la bonne nouvelle c'est que la raison pour laquelle j'étais tombée sous leur charme il y a quelques années est précisément la même que celle pour laquelle j'ai aimé leur nouvel album! Maniant avec brio mélodies grisantes et riffs tenaces, les Américain et leurs 13 sémillants morceaux s'imposent comme un avant-goût estival bien agréable!

 

Terrible Human Beings de The Orwells, sorti le 17 février 2017. 13 titres.

-A.