mercredi, mai 17, 2017

"You want him to think big, give him something big to think about."

Guy Ritchie s'empare de la célèbre légende du Roi Arthur pour en faire un long-métrage aux faux airs de jeux vidéo fantasy tout en y apposant sa griffe. Déjà annoncé comme le flop de l'année au box-office américain, "Le Roi Arthur: la Légende d'Excalibur" est-il réellement un échec?


Franchement non. Je trouve personnellement le cinéma de Guy Ritchie très divertissant tant par les intrigues par lesquelles on se laisse charmer que par la mise en scène menée tambour battant et teintée d'humour subtil. Même si je dois bien confesser que je ne suis pas tant aller voir le film pour le synopsis que pour les beaux yeux de l'extrêmement talentueux Charlie Hunnam (je ne sais pas si les fans de Sons of Anarchy ont réussi à oublier le charismatique Jax Teller mais moi j'ai eu beaucoup de mal étant donné que les rôles sont assez similaires) car les films médiévaux qui s'inspirent vaguement de l'imagerie de Game of Thrones on ne peut pas dire que ce soit mon truc. Telle ne fut donc pas ma surprise de véritablement apprécier le film! Même si la fin est prévisible car tout le monde connaît l'histoire il est néanmoins agréable de suivre les pérégrinations du protagoniste (plus sassy tu meurs) et de sa joyeuse troupe. Bien que critiqué pour sa trop grande soif d'ambition, le film offre des images impressionnantes et épiques sur grand écran et imposent une atmosphère inquiétante dès les premières minutes. A noter que ô (bonne) surprise il n'y a pas d'histoire d'amour absurde et inutile (désolée pour les spoilers) et que le rôle principal féminin de mage mystérieuse campé par Astrid Bergès-Frisbey fait plaisir à voir. A mes yeux, une belle réussite!


"Le Roi Arthur: la Légende d'Excalibur" de Guy Ritchie, sorti le 17 mai 2017. 2h07min. Avec Charlie Hunnam, Astrid Bergès-Frisbey, Jude Law, Djimon Hounsou, Aiden Gillen,...



Source images: Google.

-A.

jeudi, mai 11, 2017

There's been so much time wasted without you by my side, remember how we danced off our heads...

Si 48:13 avait déconcerté par son aspect électro un peu trop poussé à mon goût, Kasabian avaient promis de se ressaisir et de redonner une plus grande part à la guitare électrique par la suite. Promesse tenue? Réponse avec For Crying Out Loud...
A première vue (enfin à première écoute), j'ai eu le déplaisant sentiment d'être déçue et de ne pas accrocher aux nouveaux morceaux, trop simplistes et synthétiques à mes yeux. Finalement, ce nouvel opus contient quelques pépites diablement accrocheuses ("Ill Ray (The King)", "You're In Love With a Psycho", "Comeback Kid", "Wasted", "Bless This Acid House") mais de manière générale je me suis sentie laissée sur ma faim. Certains titres feraient presque office de remplissage ("Good Fight", "Put Your Life On It", "All Through The Night") et donnent l'impression d'avoir été délaissés... Malgré un ensemble assez foutraque, je ne peux quand même pas parler d'album "raté" mais la désillusion est quand même présente. Pénible constat que de dire que Kasabian ont un peu perdu de leur superbe depuis l'excellent West Ryder... mais ne nous lançons pas dans des discours de vieux nostalgiques blasés. A noter que les quelques versions live qui commencent à fourmiller sur la toile sonnent très bien donc une chose est certaine, les lascars de Leicester assurent toujours autant sur scène et je me ferai une joie d'aller les applaudir au Zénith de Paris en novembre!


For Crying Out Loud de Kasabian, sorti le 5 mai 2017. 12 titres/édition deluxe avec Live at King Power Stadium.

-A.

samedi, mai 06, 2017

I switched my robot off and I know more but I retain less.

Des mois que la rumeur concernant le retour des enfants terribles de Gorillaz enfle... Et après avoir dévoilé une nouvelle imagerie tout droit sortie de l'esprit grivois de Jamie Hewlett, une flopée de nouveaux morceaux un peu déconcertants et une promo musclée, Humanz pointe le bout de son nez.
Comme à son habitude, Damon Albarn a fait mousser les choses comme il aime à le faire dès qu'il effleure les touches de son iPad chéri en nous promettant le chef-d'oeuvre du siècle (n'y voyez là que bienveillante taquinerie). Pour ma part, je reste un peu mitigée. En effet, certains titres claquent vraiment comme "Charger" featuring la sauvage et inimitable Grace Jones qu'il fait bon de réentendre, "Carnival" (featuring Anthony Hamilton) ou "Let Me Out" (featuring Pusha T et Mavis Staples) tandis que sur d'autres on se laisse charmer par une certaine mélancolie tels que "Busted and Blue" ou "Hallelujah Money" (featuring Benjamin Clementine). En résumé, même si ce nouvel opus m'a déçue de prime abord, après une écoute supplémentaire je dois avouer m'être laissée prendre par certains morceaux imparables! Les fans de la première heure ne devraient donc pas être trop désappointés! Le florilège de collaborations est, de plus, délectable et ne saurait laisser indifférent.
PS: Noel Gallagher a clairement pété un câble en collaborant sur "We Got The Power".


Humanz de Gorillaz, sorti le 28 avril 2017. 20 titres/26 titres en édition deluxe.
-A.