mercredi, avril 12, 2017

"The day he left me was the day that I died. But then I was reborn as a witch."

Pour obtenir l'amour des hommes et arriver à ses fins, Elaine fait appel à la sorcellerie...


Et si les romans pulp des années 60, les films de sexploitation et les récits d'horreur gothiques refaisaient surface? La cinéaste Anna Biller a décidé de les exhumer avec son film "The Love Witch". S'il demeure esthétiquement impeccable, j'ai trouvé ce long-métrage un peu foutraque. J'entends par là qu'il faut le visionner avec un certain troisième degré à l'esprit et/ou sous influence de substances dignes des potions confectionnées par la protagoniste. Malgré une ambiance un peu perchée donc, le renversement des codes de la sexploitation est parfaitement illustré avec le personnage de la sorcière femme fatale qui use de tous ses charmes pour satisfaire ses désirs d'amour. Les échanges entre Trish et Elaine sur le rôle de la femme durant lesquels les points de vue s'entrechoquent ainsi que la tirade de cette dernière à la fin témoignent de la noble démarche féministe de la réalisatrice. Plongés dans une atmosphère érotique poussée et rituels sataniques, les personnages évoluent dans des décors sublimes desquels émane une imagerie rétro délectable. Mention spéciale pour les costumes et maquillages d'Elaine, à se damner!


"The Love Witch" d'Anna Biller, sorti le 11 novembre 2016. 2h. Avec Samantha Robinson, Gian Keys, Laura Waddell, Jeffrey Vincent Parise,...




-A.

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